{"id":745,"date":"2018-07-21T18:46:29","date_gmt":"2018-07-21T18:46:29","guid":{"rendered":"https:\/\/integrations.pressbooks.network\/frenchcscr\/chapter\/assignment-tahar-ben-jelloun-la-litterature-et-les-legendes-urbaines\/"},"modified":"2020-02-13T15:29:17","modified_gmt":"2020-02-13T15:29:17","slug":"assignment-tahar-ben-jelloun-la-litterature-et-les-legendes-urbaines","status":"publish","type":"chapter","link":"https:\/\/integrations.pressbooks.network\/frenchcscr\/chapter\/assignment-tahar-ben-jelloun-la-litterature-et-les-legendes-urbaines\/","title":{"raw":"Assignment: Tahar Ben Jelloun : la litt\u00e9rature et les l\u00e9gendes urbaines","rendered":"Assignment: Tahar Ben Jelloun : la litt\u00e9rature et les l\u00e9gendes urbaines"},"content":{"raw":"<h1 style=\"text-align: center;\"><strong>Tahar Ben Jelloun : la litt\u00e9rature et les l\u00e9gendes urbaines<\/strong><\/h1>\n\u00ab Ceci est un fait divers. Certes, pas banal. C'est m\u00eame incroyable, mais vrai. C'est arriv\u00e9 au mois de novembre 1980 \u00e0 Casablanca. L'histoire de Slimane m'a \u00e9t\u00e9 racont\u00e9e par plusieurs personnes. Alors, \u00e9coutez... \u00bb\n(Ben Jelloun, Tahar. \u00ab Un fait divers et d'amour. \u00bb\u00a0<em>Visages de femmes: nouvelles<\/em>. Montpellier: Entailles, 1987.)\n\n<img class=\"alignleft wp-image-744 size-full\" src=\"https:\/\/integrations.pressbooks.network\/app\/uploads\/sites\/69\/2018\/08\/Tahar.jpg\" alt=\"\" width=\"460\" height=\"234\"><strong>Tahar Ben Jelloun<\/strong>, n\u00e9 au Maroc en 1944, vit actuellement \u00e0 Paris. Il est probablement l'\u00e9crivain francophone le plus traduit dans le monde. On peut citer parmi ces romans<em>\u00a0L'Enfant de sable\u00a0<\/em>(Seuil, 1985) et<em>\u00a0La nuit sacr\u00e9e\u00a0<\/em>(Seuil, 1987). Le dernier a remport\u00e9 le prix Goncourt, un grand prix litt\u00e9raire fran\u00e7ais.\u00a0<em>Le Racisme expliqu\u00e9 \u00e0 ma fille<\/em>\u00a0(Seuil, 1997) s'inspire des questions difficiles que lui posait sa propre fille M\u00e9ri\u00e8me. Cet essai, qui n'\u00e9tait d'abord pas destin\u00e9 \u00e0 la publication, est maintenant traduit en 25 langues. Pour d\u00e9couvrir plus sur la vie et l'oeuvre de Tahar Ben Jelloun, rendez-vous\u00a0<a href=\"http:\/\/www.taharbenjelloun.org\/index.php?id=2\">sur le\u00a0site officiel\u00a0de l'\u00e9crivain<\/a>.\n\n<hr>\n\n<h1 style=\"text-align: center;\"><strong>Comment lire un texte ?<\/strong><\/h1>\n<p style=\"text-align: center;\">Lisez l'extrait ci-dessous et cliquez ici.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><strong>Ben Jelloun, Tahar.\u00a0<em>La pri\u00e8re de l'absent<\/em>. Paris: Seuil, 1981: 123-124.<\/strong><\/p>\n<strong>Chapitre 10 : La nuit claire de l'apparence<\/strong>\nC'\u00e9tait une belle Chevrolet noire datant de la fin des ann\u00e9es cinquante. Une voiture large et solide. Le tableau de bord \u00e9tait l\u00e0 pour le d\u00e9cor. Les aiguilles indiquaient depuis longtemps, depuis toujours, le vide, le n\u00e9ant. Elles signalaient ainsi l'insolence du temps. Elles s'\u00e9taient arr\u00eat\u00e9es dans leur cadran, un peu au hasard. Le propri\u00e9taire du taxi les astiquait avec un chiffon jaune. Il aimait faire briller le m\u00e9tal.\n<p style=\"text-align: center;\">Cliquez ici pour continuer l'exercice, puis passez \u00e0 l'extrait ci-dessous.<\/p>\n\n\n<hr>\n\n<h1 style=\"text-align: center;\"><strong>Chapitre 10 : La nuit claire de l'apparence<\/strong><\/h1>\n<p style=\"text-align: center;\">Lisez ce qui est ci-dessous et cliquez ici pour faire les exercices.<\/p>\n<strong>Ben Jelloun, Tahar.\u00a0La pri\u00e8re de l'absent. Paris: Seuil, 1981: 123-124.<\/strong>\n\n<strong>Chapitre 10 : La nuit claire de l'apparence<\/strong>\n\nC'\u00e9tait une belle Chevrolet noire datant de la fin des ann\u00e9es cinquante. Une voiture large et solide. Le tableau de bord \u00e9tait l\u00e0 pour le d\u00e9cor. Les aiguilles indiquaient depuis longtemps, depuis toujours, le vide, le n\u00e9ant. Elles signalaient ainsi l'insolence du temps. Elles s'\u00e9taient arr\u00eat\u00e9es dans leur cadran, un peu au hasard. Le propri\u00e9taire du taxi les astiquait avec un chiffon jaune. Il aimait faire briller le m\u00e9tal.\n\nApr\u00e8s maintes tractations, il installa ses voyageurs : Yamna, l'enfant, Sindibad et Boby sur la banquette arri\u00e8re ; devant un gros et un mince.\n\nAvant de tourner la cl\u00e9 de contact, il balbutia quelque chose comme \u00ab Au nom de Dieu le Mis\u00e9ricordieux \u00bb...C'\u00e9tait un homme vif et rus\u00e9. Il avait encore sa famille dans le Haouz et il faisait le taxi entre Casablanca et Marrakech. Il se mit \u00e0 raconter une histoire :\n\n-Un jour, c'\u00e9tait un vendredi de la pleine lune ; j'allais rentrer chez moi \u00e0 Douar Doum, quand le petit Brahim m'arr\u00eata et me dit : \u00ab Une affaire pour toi : trois p\u00e8lerins qui viennent d'arriver \u00e0 Casablanca et ils sont impatients de rentrer chez eux, \u00e0 Marrakech. Ils sont pr\u00eats \u00e0 payer le prix. \u00bb C'\u00e9tait dix heures du soir.\n\nJe fais mon petit calcul et je me dis, apr\u00e8s tout, pourquoi pas ? Je n'ai pas sommeil et puis j'aime bien rouler \u00e0 la lumi\u00e8re de la lune. J'arrive pr\u00e8s de la gare, je vois trois vieux messieurs, habill\u00e9s en blanc. Des hommes silencieux, fatigu\u00e9s sans doute par le voyage, en tout cas, ils ne discut\u00e8rent m\u00eame pas le prix. Ils me donn\u00e8rent quatre billets de cinquante dirhmas. Pas un mot. Ils ne dormaient pas. Ils avaient les yeux ouverts et ne bougeaient presque pas. Le silence pesant m'angoissa. Ce n'est pas que j'aime le bruit, mais j'aime la parole.\n\nJe mis en marche la radio. Une main l'arr\u00eata. Je roulais et j'observais la lune. Elle \u00e9tait tellement pleine et belle qu'elle risquait de tomber. Des fois, j'ai des clients un peu maniaques. Ceux-l\u00e0 \u00e9taient sous la loi du silence. Vers une heure du matin, j'entrai \u00e0 Marrakech. J'arr\u00eatai la voiture \u00e0 la gare routi\u00e8re de Jamaa el Fna et descendis leur ouvrir la porti\u00e8re et leur donner leurs bagages.\n\n\u00ab Vous n'allez pas me croire, mais je vous jure sur la t\u00eate de mes enfants que ce que je vais vous dire est la stricte v\u00e9rit\u00e9 : sur la banquette arri\u00e8re il y avait trois sacs en toiles blanche remplis de paille. Dans le coffre, il y a avait une sacoche pleine d'ossements humains. J'allais devenir fou, j'ai hurl\u00e9. Personne ne m'entendit. Je mis la main dans ma poche pour v\u00e9rifier s'ils ne m'avaient pas refil\u00e9 de la fausse monnaie, et je trouve quatre pierres, des cailloux pas plus grands que des poires.\n\n\u00ab Alors vous savez, depuis ce jour-l\u00e0, je ne voyage plus de nuit et je parle avec mes voyageurs. Il faut me comprendre ! Que chacun raconte une histoire. La route sera moins longue !... (123-124)\n\n<hr>\n\n<em>Cliquez sur les parties soulign\u00e9es ici pour faire les derniers exercices de votre lecture interactive:\u00a0<\/em>\n\n<strong>Ben Jelloun, Tahar. \u00ab Un fait divers et d'amour. \u00bb\u00a0<em>Le premier amour est toujours le dernier: nouvelles<\/em>. Paris: Editions du Seuil, 1995. 55-58.<\/strong>\n\nLe texte de la nouvelle ainsi que des extraits de la pr\u00e9face se trouvent dans le recueil de textes polycopi\u00e9s ou sur Canvas.\n<div>\n\n<hr>\n\n<div>\n\n[embed]http:\/\/www.youtube.com\/watch?v=dMkoeKTWS68[\/embed]\n\n<\/div>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<div><em><strong>Dans la vid\u00e9o ci-dessus, vous trouverez un court entretien auquel duquel Tahar Ben Jelloun explique son rapport \u00e0 la langue fran\u00e7aise. Que pensez-vous de ses remarques ? \u00cates-vous d'accord ?<\/strong><\/em>\n<em><strong>R\u00e9fl\u00e9chissez \u00e0 ces questions, nous en discuterons ensemble en classe.<\/strong><\/em><\/div>\n<\/div>","rendered":"<h1 style=\"text-align: center;\"><strong>Tahar Ben Jelloun : la litt\u00e9rature et les l\u00e9gendes urbaines<\/strong><\/h1>\n<p>\u00ab Ceci est un fait divers. Certes, pas banal. C&#8217;est m\u00eame incroyable, mais vrai. C&#8217;est arriv\u00e9 au mois de novembre 1980 \u00e0 Casablanca. L&#8217;histoire de Slimane m&#8217;a \u00e9t\u00e9 racont\u00e9e par plusieurs personnes. Alors, \u00e9coutez&#8230; \u00bb<br \/>\n(Ben Jelloun, Tahar. \u00ab Un fait divers et d&#8217;amour. \u00bb\u00a0<em>Visages de femmes: nouvelles<\/em>. Montpellier: Entailles, 1987.)<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-744 size-full\" src=\"https:\/\/integrations.pressbooks.network\/app\/uploads\/sites\/69\/2018\/08\/Tahar.jpg\" alt=\"\" width=\"460\" height=\"234\" srcset=\"https:\/\/integrations.pressbooks.network\/app\/uploads\/sites\/69\/2018\/08\/Tahar.jpg 460w, https:\/\/integrations.pressbooks.network\/app\/uploads\/sites\/69\/2018\/08\/Tahar-300x153.jpg 300w, https:\/\/integrations.pressbooks.network\/app\/uploads\/sites\/69\/2018\/08\/Tahar-65x33.jpg 65w, https:\/\/integrations.pressbooks.network\/app\/uploads\/sites\/69\/2018\/08\/Tahar-225x114.jpg 225w, https:\/\/integrations.pressbooks.network\/app\/uploads\/sites\/69\/2018\/08\/Tahar-350x178.jpg 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 460px) 100vw, 460px\" \/><strong>Tahar Ben Jelloun<\/strong>, n\u00e9 au Maroc en 1944, vit actuellement \u00e0 Paris. Il est probablement l&#8217;\u00e9crivain francophone le plus traduit dans le monde. On peut citer parmi ces romans<em>\u00a0L&#8217;Enfant de sable\u00a0<\/em>(Seuil, 1985) et<em>\u00a0La nuit sacr\u00e9e\u00a0<\/em>(Seuil, 1987). Le dernier a remport\u00e9 le prix Goncourt, un grand prix litt\u00e9raire fran\u00e7ais.\u00a0<em>Le Racisme expliqu\u00e9 \u00e0 ma fille<\/em>\u00a0(Seuil, 1997) s&#8217;inspire des questions difficiles que lui posait sa propre fille M\u00e9ri\u00e8me. Cet essai, qui n&#8217;\u00e9tait d&#8217;abord pas destin\u00e9 \u00e0 la publication, est maintenant traduit en 25 langues. Pour d\u00e9couvrir plus sur la vie et l&#8217;oeuvre de Tahar Ben Jelloun, rendez-vous\u00a0<a href=\"http:\/\/www.taharbenjelloun.org\/index.php?id=2\">sur le\u00a0site officiel\u00a0de l&#8217;\u00e9crivain<\/a>.<\/p>\n<hr \/>\n<h1 style=\"text-align: center;\"><strong>Comment lire un texte ?<\/strong><\/h1>\n<p style=\"text-align: center;\">Lisez l&#8217;extrait ci-dessous et cliquez ici.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><strong>Ben Jelloun, Tahar.\u00a0<em>La pri\u00e8re de l&#8217;absent<\/em>. Paris: Seuil, 1981: 123-124.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Chapitre 10 : La nuit claire de l&#8217;apparence<\/strong><br \/>\nC&#8217;\u00e9tait une belle Chevrolet noire datant de la fin des ann\u00e9es cinquante. Une voiture large et solide. Le tableau de bord \u00e9tait l\u00e0 pour le d\u00e9cor. Les aiguilles indiquaient depuis longtemps, depuis toujours, le vide, le n\u00e9ant. Elles signalaient ainsi l&#8217;insolence du temps. Elles s&#8217;\u00e9taient arr\u00eat\u00e9es dans leur cadran, un peu au hasard. Le propri\u00e9taire du taxi les astiquait avec un chiffon jaune. Il aimait faire briller le m\u00e9tal.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Cliquez ici pour continuer l&#8217;exercice, puis passez \u00e0 l&#8217;extrait ci-dessous.<\/p>\n<hr \/>\n<h1 style=\"text-align: center;\"><strong>Chapitre 10 : La nuit claire de l&#8217;apparence<\/strong><\/h1>\n<p style=\"text-align: center;\">Lisez ce qui est ci-dessous et cliquez ici pour faire les exercices.<\/p>\n<p><strong>Ben Jelloun, Tahar.\u00a0La pri\u00e8re de l&#8217;absent. Paris: Seuil, 1981: 123-124.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Chapitre 10 : La nuit claire de l&#8217;apparence<\/strong><\/p>\n<p>C&#8217;\u00e9tait une belle Chevrolet noire datant de la fin des ann\u00e9es cinquante. Une voiture large et solide. Le tableau de bord \u00e9tait l\u00e0 pour le d\u00e9cor. Les aiguilles indiquaient depuis longtemps, depuis toujours, le vide, le n\u00e9ant. Elles signalaient ainsi l&#8217;insolence du temps. Elles s&#8217;\u00e9taient arr\u00eat\u00e9es dans leur cadran, un peu au hasard. Le propri\u00e9taire du taxi les astiquait avec un chiffon jaune. Il aimait faire briller le m\u00e9tal.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s maintes tractations, il installa ses voyageurs : Yamna, l&#8217;enfant, Sindibad et Boby sur la banquette arri\u00e8re ; devant un gros et un mince.<\/p>\n<p>Avant de tourner la cl\u00e9 de contact, il balbutia quelque chose comme \u00ab Au nom de Dieu le Mis\u00e9ricordieux \u00bb&#8230;C&#8217;\u00e9tait un homme vif et rus\u00e9. Il avait encore sa famille dans le Haouz et il faisait le taxi entre Casablanca et Marrakech. Il se mit \u00e0 raconter une histoire :<\/p>\n<p>-Un jour, c&#8217;\u00e9tait un vendredi de la pleine lune ; j&#8217;allais rentrer chez moi \u00e0 Douar Doum, quand le petit Brahim m&#8217;arr\u00eata et me dit : \u00ab Une affaire pour toi : trois p\u00e8lerins qui viennent d&#8217;arriver \u00e0 Casablanca et ils sont impatients de rentrer chez eux, \u00e0 Marrakech. Ils sont pr\u00eats \u00e0 payer le prix. \u00bb C&#8217;\u00e9tait dix heures du soir.<\/p>\n<p>Je fais mon petit calcul et je me dis, apr\u00e8s tout, pourquoi pas ? Je n&#8217;ai pas sommeil et puis j&#8217;aime bien rouler \u00e0 la lumi\u00e8re de la lune. J&#8217;arrive pr\u00e8s de la gare, je vois trois vieux messieurs, habill\u00e9s en blanc. Des hommes silencieux, fatigu\u00e9s sans doute par le voyage, en tout cas, ils ne discut\u00e8rent m\u00eame pas le prix. Ils me donn\u00e8rent quatre billets de cinquante dirhmas. Pas un mot. Ils ne dormaient pas. Ils avaient les yeux ouverts et ne bougeaient presque pas. Le silence pesant m&#8217;angoissa. Ce n&#8217;est pas que j&#8217;aime le bruit, mais j&#8217;aime la parole.<\/p>\n<p>Je mis en marche la radio. Une main l&#8217;arr\u00eata. Je roulais et j&#8217;observais la lune. Elle \u00e9tait tellement pleine et belle qu&#8217;elle risquait de tomber. Des fois, j&#8217;ai des clients un peu maniaques. Ceux-l\u00e0 \u00e9taient sous la loi du silence. Vers une heure du matin, j&#8217;entrai \u00e0 Marrakech. J&#8217;arr\u00eatai la voiture \u00e0 la gare routi\u00e8re de Jamaa el Fna et descendis leur ouvrir la porti\u00e8re et leur donner leurs bagages.<\/p>\n<p>\u00ab Vous n&#8217;allez pas me croire, mais je vous jure sur la t\u00eate de mes enfants que ce que je vais vous dire est la stricte v\u00e9rit\u00e9 : sur la banquette arri\u00e8re il y avait trois sacs en toiles blanche remplis de paille. Dans le coffre, il y a avait une sacoche pleine d&#8217;ossements humains. J&#8217;allais devenir fou, j&#8217;ai hurl\u00e9. Personne ne m&#8217;entendit. Je mis la main dans ma poche pour v\u00e9rifier s&#8217;ils ne m&#8217;avaient pas refil\u00e9 de la fausse monnaie, et je trouve quatre pierres, des cailloux pas plus grands que des poires.<\/p>\n<p>\u00ab Alors vous savez, depuis ce jour-l\u00e0, je ne voyage plus de nuit et je parle avec mes voyageurs. Il faut me comprendre ! Que chacun raconte une histoire. La route sera moins longue !&#8230; (123-124)<\/p>\n<hr \/>\n<p><em>Cliquez sur les parties soulign\u00e9es ici pour faire les derniers exercices de votre lecture interactive:\u00a0<\/em><\/p>\n<p><strong>Ben Jelloun, Tahar. \u00ab Un fait divers et d&#8217;amour. \u00bb\u00a0<em>Le premier amour est toujours le dernier: nouvelles<\/em>. Paris: Editions du Seuil, 1995. 55-58.<\/strong><\/p>\n<p>Le texte de la nouvelle ainsi que des extraits de la pr\u00e9face se trouvent dans le recueil de textes polycopi\u00e9s ou sur Canvas.<\/p>\n<div>\n<hr \/>\n<div>\n<p><iframe loading=\"lazy\" id=\"oembed-1\" title=\"Tahar Ben Jelloun et la langue fran\u00e7aise\" width=\"500\" height=\"375\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/dMkoeKTWS68?feature=oembed&#38;rel=0\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<div><em><strong>Dans la vid\u00e9o ci-dessus, vous trouverez un court entretien auquel duquel Tahar Ben Jelloun explique son rapport \u00e0 la langue fran\u00e7aise. 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